Sous tension 24/7 ? Et si t’appelais ça par son vrai nom : l’épuisement

Tu vis sous tension constante. 24 heures sur 24. T’as l’impression que ton cerveau n’a jamais de pause, que t’es tout le temps “en veille”, prêt à réagir. Et au fond, tu sais que c’est pas normal. Cette tension, elle t’épuise, elle te suit au taf, en amour, entre potes… elle te laisse jamais vraiment tranquille.

Mais si t’appelais ça par son vrai nom ? Ce mal discret qui gangrène ta vie sans crier gare, c’est pas juste “un petit coup de mou”.

On met des mots sur ce que t’encaisses (trop) souvent en silence. Et surtout : on t’aide à souffler. Vraiment.

Quand la tension devient un mode de vie (et pas un signal)

Tu crois que t’es juste “un peu stressé”. Que ça passera. Sauf que ce “un peu”, il dure depuis des mois. T’as accepté de vivre en mode survie. D’être toujours un peu en alerte. De gérer les to-do, les attentes, les regards… sans jamais t’arrêter.

Mais vivre sous tension, c’est pas normal. C’est pas une posture virile. C’est un signal d’alerte. Et plus tu l’ignores, plus tu t’enfonces dans un état où tu ne ressens plus rien – sauf le vide.

Un jour, tu te lèves, tu regardes autour de toi, et tout est gris. Pas triste. Pas dramatique. Juste éteint. C’est ça le vrai danger : ne plus savoir que t’es en train de sombrer.

Fatigue mentale : quand ton cerveau crame en silence

T’as pas forcément mal au corps. Mais t’es vidé. Ton attention part en vrille. Tu dors mal. Tu supportes plus les discussions banales. Tout devient un effort. C’est ça, la fatigue mentale.

Et pourtant, tu continues. Parce que t’es pas censé t’arrêter, parce qu’on t’a appris à tenir. Parce que “ça va passer”. Mais non, mec. Ce que tu vis, c’est pas une fatigue normale. C’est ton système qui crie « pause », et toi, tu continues à accélérer.

Ajoute à ça les écrans, les réseaux, le taf qui déborde sur ta vie perso… Résultat : t’as l’impression de jamais t’arrêter, même quand tu t’allonges. Ton cerveau est toujours en activité. Toujours en tension.

Épuisement émotionnel : le poids des émotions qu’on n’a jamais lâchées

Tu pleures jamais, tu hausses les épaules. Tu “gères”. Mais à force de contenir, tu t’effondres à l’intérieur. L’épuisement émotionnel, c’est ce trop-plein d’émotions qu’on empile sans les traiter.

Tu t’es déjà demandé pourquoi t’as plus la patience avec ta meuf ? Pourquoi tu pètes un plomb quand ton pote annule au dernier moment ? Pourquoi tu réagis mal à des trucs anodins ?

C’est pas toi le problème, c’est tout ce que tu gardes en toi, parce que t’as pas appris à le poser. C’est comme une cocotte-minute. Sauf que t’attends l’explosion pour ouvrir le couvercle.

Pression masculine : le rôle de trop

Être un mec “solide”, “efficace”, “ambitieux”, “désirable”… C’est devenu une liste à cocher. Et si t’échoues à un seul de ces niveaux, tu te sens nul. La pression masculine, elle vient souvent de là : l’injonction à être parfait partout.

Tu veux être le mec qui assure au taf, qui gère son couple, qui reste drôle avec les potes, qui répond vite aux messages, qui sait cuisiner mais aussi poser un carrelage… Et tu fais semblant de kiffer tout ça. Mais à force de jouer ce rôle, tu sais même plus ce que tu veux, toi. Est-ce que c’est vraiment toi qui veux tout ça, ou est-ce que t’essaies juste de coller au script ?

Burn-out masculin : pas qu’un truc de cadre sup

Le burn-out, c’est pas juste le cliché du mec en costard qui s’effondre dans un open space. C’est aussi toi, qui dors plus. Qui râle sur tout, qui ressasse la nuit. Qui n’a plus de patience ni pour ton taf ni pour ton couple.

Tu continues à fonctionner. Mais t’es vide. Tu souris, tu réponds, tu bosses… mais t’es ailleurs. Le burn-out, c’est ça : une déconnexion de soi-même, masquée par une routine bien huilée.

La charge mentale homme : cette réalité qu’on nomme jamais

Faire les courses, gérer les horaires, penser aux cadeaux d’anniversaire, anticiper les problèmes de couple, soutenir les autres… La charge mentale homme, c’est pas une blague. C’est juste moins reconnue. Moins dite. Moins visible.

Mais elle est bien là. Et tant qu’on la minimise, elle t’épuise en souterrain. C’est pas parce que t’as pas d’enfants que t’as pas de charge mentale. C’est pas parce que t’as pas de “vraies responsabilités” que tu peux pas craquer.

Et maintenant, on fait quoi ?

Tu te reconnais dans ce portrait ? Bonne nouvelle : t’es pas seul, et surtout, t’es pas condamné à vivre en mode survie. Commence petit : une vraie pause dans la journée, sans écran. Un pote à qui tu parles pour de vrai. Une nuit de sommeil que tu protèges comme une priorité. C’est pas révolutionnaire, mais c’est ce qui t’aide à rebrancher les câbles.

Et si t’as besoin d’un coup de main, cherche de l’aide. Thérapie, groupe de parole, médecin… Pas pour te « réparer ». Mais pour remettre du souffle là où t’as bloqué.

Conclusion : appeler un malaise par son nom, c’est déjà souffler

T’es pas “juste tendu”. T’es épuisé. Et tu n’as pas à attendre l’effondrement pour le dire. Ni à te justifier.

Reconnaître ta fatigue mentale, ton burn-out, ton épuisement émotionnel, c’est pas te plaindre. C’est t’écouter. Et c’est ça, la vraie force.

Alors, la prochaine fois que tu sens la tension monter, fais pas semblant. Pose-toi. Parle. Respire. Parce que c’est comme ça qu’on commence à aller mieux.

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